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2007

Journée internationale pour la prévention des catastrophes
Mercredi 10 octobre 2007

Ban ki Moon

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
Message à l’occasion de la Journée internationale
pour la prévention des catastrophes
le 10 octobre 2007


Il y a trois ans, 168 gouvernements ont adopté le « Cadre d’action de Hyogo », plan d’action pour réduire notre vulnérabilité collective aux aléas naturels. Aujourd’hui alors que nous commémorons la Journée internationale pour la prévention des catastrophes, les récentes catastrophes -inondations, tempêtes et sécheresse- qui sont intervenues dans le monde nous rappellent combien leurs effets peuvent être dévastateurs et

combien le réchauffement de la planète peut être dangereux. Le besoin de s’engager pleinement dans la réduction des risques de catastrophe n’a jamais été aussi urgent.

Réduire les risques de catastrophe implique l’adoption de codes de construction plus rigoureux,  un aménagement du territoire plus rationnel, de meilleurs systèmes d’alerte précoce, une gestion environnementale et des plans d’évacuation mais surtout une éducation aux risques majeurs. Il s’agit d’abord de sensibiliser les collectivités et les individus aux risques posés par les aléas naturels afin de réduire leurs vulnérabilités.

Nous avons l’obligation morale, sociale et économique de protéger les collectivités et les nations contre les catastrophes. L’année dernière, une campagne mondiale de sensibilisation intitulée « La réduction des risques de catastrophe commence à l’école » a été lancée. Cette Campagne vise à mobiliser les Etats, les collectivités et les individus à intégrer la réduction des risques de catastrophe dans les programmes éducatifs, et à veiller à ce que les bâtiments scolaires soient construits ou renforcés pour mieux résister aux aléas naturels.

La Réduction des risques de catastrophe est l’affaire de tous. Nous avons tous une part de responsabilité dans les efforts de sensibilisation et de réduction de notre vulnérabilité aux aléas naturels. J’appelle tout ceux qui sont concernés- les gouvernements, la société civile, et le secteur privé, les institutions financières internationales et les autres organisations internationales- à investir dans la prévention des catastrophes et à accélérer l’application du Cadre d’action de Hyogo par des mesures concrètes de réduction des vulnérabilités.

En cette Journée internationale, renouvelons notre dévouement à cette mission.


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Allez sur le site internet de la SIPC
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Campagne mondiale sur la réduction des risques de catastrophe

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Activités mondiales

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Table ronde La réduction des risques de catastrophe commence à l'école

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Local Risk and Disaster Management Strengthening in the Education Sector in Central America
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Brochure sur la Journée internationale en anglais
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Que signifie la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe ?

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2006-2007
Campagne mondiale sur la réduction des risques de catastrophe

"La réduction des risques de catastrophe commence à l'école", a pour but d'informer et de mobiliser les gouvernements, les communautés et les individus afin de s'assurer que la réduction des risques de catastrophe soit complètement intégrée aux programmes scolaires dans les pays à haut risque et afin que les bâtiments scolaires soient construits de façon à résister  aux aléas naturels.  L'UNESCO, ActionAid International, la IFRC (Fédération internationale des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge), l'UNICEF et l'unité thématique du Système de la SIPC sur les connaissances et l'éducation sont les partenaires principaux de la campagne.

     

Vers une culture de prévention: la réduction des risques de catastrophe commence à l’école. Bonnes pratiques et enseignements tirés 

Available only in English

Cette publication rentre dans le cadre des efforts en cours sur le thème « La réduction des risques de catastrophe commence à l’école », thème sélectionné pour la Campagne mondiale 2006-2007 sur la prévention des catastrophes - coordonnée par le Secrétariat de l’ONU/SIPC en collaboration avec l’UNESCO.

Le milieu scolaire étant le cadre approprié pour semer les graines des valeurs collectives, la Campagne mondiale se propose donc de contribuer à la promotion de deux initiatives majeures axées sur le milieu scolaire: (1) améliorer la sécurité des bâtiments scolaires; (2) intégrer la réduction des risques de catastrophe aux programmes scolaires.

 


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Stop disasters game: un jeu vidéo en ligne

 

Le jeu en ligne vise à sensibiliser les enfants aux notions de base de la RRC selon une approche divertissante. Il s’agit surtout de les sensibiliser autour de la question car le jeu n’a pas la prétention de les éduquer sur tous les aspects de la RRC. Le jeu bénéficie du support d’un site Web qui offre de plus amples informations ainsi qu’un guide sur les aléas naturels. 

Nous osons espérer que ce jeu permettra aux enfants d’en savoir davantage sur les politiques de réduction des risques de catastrophe et de comprendre le bien-fondé de ces politiques pour atténuer l’impact des catastrophes. Apprendre aux enfants ce qu’ils peuvent faire dès leur jeune âge, c’est leur permettre de contribuer à l’avènement d’un monde plus sûr - car ils seront un jour des maires, des architectes et des décideurs. Il convient de noter que les jeux ne sont qu’un moyen de sensibiliser les enfants ; le véritable impact d’un jeu comme celui-ci ne peut être apprécié que s’il est complété par des actions éducatives en milieu scolaire. L’éducation peut aider à sauver des vies ; il est impératif d’intégrer la réduction des risques de catastrophe aux programmes scolaires pour la mettre à la portée de tous les enfants vivant dans des zones sensibles aux aléas, y compris ceux qui ne sont pas scolarisés. »
Directeur du Secrétariat de l’ONU/SIPC M. Salvano Briceño


 
La réduction des risques de catastrophe commence à l’école
Kit d'information
 

PDF format: 7 MB
English - Français- Español


Dans l’intérêt d’une bonne campagne, divers documents et supports ont été réalisés. Le Secrétariat de l’ONU/SIPC a, par exemple, élaboré un dossier d’informations. La Plate-forme thématique de l’ONU/SIPC sur les connaissances et l’éducation ainsi que ses partenaires ont, quant à eux, lancé une publication intitulée « Ce que nos enfants ont à nous apprendre. Examen du rôle de l’éducation et du savoir dans la réduction des risques de catastrophes ».

Pour plus d'information www.unisdr.org/wdrc-2006-2007 

Protégeons nos enfants contre les catastrophes
A la veille de la Journée internationale pour la prévention des catastrophes, Salvano Briceño, directeur du secrétariat onusien pour la Stratégie internationale de prévention des  catastrophes (ONU/SIPC), lance un nouveau défi aux responsables de l’éducation à travers le monde entier.

Sálvano Briceño

Nos investissements les plus précieux se ramènent souvent à des petites choses fragiles, toujours délicates mais dont la valeur peut être inestimable. Tel est le cas de nos enfants, ces petits êtres fragiles et délicats dont la vie – notre capital le plus important – est souvent mise en danger par notre insouciance.

Pourquoi continuons-nous, par exemple, d’exposer la vie de nos enfants dans leurs écoles? Là où ils devraient être les mieux protégés? Il me semble approprié que nous posons tous cette question à la veille de la Journée internationale pour la prévention des catastrophes, le 10 octobre 2007.

Car des dizaines de milliers d’enfants ont péri ces dernières années parce que leurs écoles ne les ont pas protégés contre les aléas naturels. Ils sont morts à la suite d’un séisme, d’une inondation, d’une tempête, d’une coulée de boue, d’un feu de forêt. Ils sont morts parce que leurs écoles ont été mal construites ou bâties sur des terrains à risque ;

parce que l’emplacement de leurs écoles n’a pas été suffisamment éloigné et élevé par rapport aux zones inondables ; ou tout simplement parce que ces écoles n’ont jamais été conçues pour résister aux aléas les plus fréquents. Et l’irréparable survient : des corps fragiles de jeunes écoliers et écolières retrouvés sous les décombres d’une école détruite - une véritable tragédie humaine. Mais ces corps sont aussi ceux de victimes innocentes de l’ignorance et de la négligence de leurs collectivités.  

Aussi l’UNESCO et le secrétariat pour la Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes (SIPC) ont-ils animé, ces deux dernières années, dans le monde entier, des efforts visant à rendre les écoles plus sûres et à faire en sorte qu’on commence à y enseigner la protection, la résilience et la réduction des risques. En fait, le secrétariat de la SIPC a lancé en 2006 une campagne mondiale de deux ans intitulée « La prévention des catastrophes commence à l’école »  avec deux objectifs principaux : protéger les écoles contre les aléas naturels et intégrer la réduction des risques de catastrophe aux programmes scolaires.

Ces objectifs ne peuvent être plus sensés. Tout d’abord parce qu’il s’agit de protéger les enfants quand ils sont ensemble pendant leurs heures de classe ; ensuite parce qu’il s’agit de leur apprendre à anticiper et à réagir face aux dangers menaçants : que faire lorsque la terre commence à trembler, où s’enfuir quand les fleuves débordent, où se protéger lorsqu’un ouragan survient, et comment développer une vraie culture de prévention. Mieux encore, les leçons apprises en classe sont transmises à la maison et une autre forme d’éducation se met en marche. Les parents – ces parent qui se battent pour joindre les deux bouts pour se procurer une certaine sécurité, pour éduquer leurs enfants et pour leur offrir un certain avenir - deviennent à leur tour des apprenants et comprennent que la prise de conscience des aléas naturels constitue en elle-même un investissement dans le futur ; cela car une telle prise de conscience est annonciatrice d’actions de protection de la famille contre les aléas naturels et de réduction des futurs risques de catastrophe. 

Si les parents commencent à s’intéresser à la protection des écoles contre les aléas naturels, la pression commencera aussi à s’exercer sur les élus et les responsables politiques locaux pour qu’ils prennent les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité de toutes les écoles et pour veiller à ce que tous les enfants sachent comment se comporter aux premiers signes d’une catastrophe imminente.

En tout cas, plus de 55 pays ont participé à cette campagne mondiale des Nations Unies  visant à introduire la réduction des risques de catastrophe directement dans les écoles. Et plus de 20 pays ont affirmé avoir réalisé des succès « remarquables » dans des initiatives pilotes soit parce qu’ils ont utilisé les connaissances locales pour rendre les bâtiments plus résistants soit parce qu’ils ont intégré le sujet dans les programmes scolaires.

Par exemple en Iran, 14 million d’élèves de plus de 130.000 écoles ont pris part, l’année dernière, aux activités d’un programme de protection anti-sismique entamé huit ans auparavant comme expérience pilote. Autre exemple : en Inde, 200 écoles - soit plus de 100.000 élèves et 2.500 professeurs - ont désormais un plan scolaire de gestion des catastrophes. Des leçons de prévention des catastrophes sont actuellement offertes au Burkina Faso, au Burundi, au Cap-Vert, en République du Congo et dans 10 autres pays africains. La Journée internationale de la prévention des catastrophes a été, en 2006, marquée par des activités éducatives dans plus de 18 pays du continent américain. 

Tout ceci semble encourageant mais il reste encore un long chemin à parcourir. Aucun endroit au monde n’est encore complètement à l’abri des aléas naturels. Des enfants ont péri et des écoles ont été détruites encore en septembre dernier lors du passage de l’ouragan Félix dans le golfe de Mexico. Des enfants étaient aussi en danger lors du séisme qui s’est produit au Pérou en juin dernier et des communautés entières se sont trouvées menacées par les feux de forêt - rebelles à presque toute solution - survenus en Grèce en août dernier. Plus de 50 pays ont bien lancé des initiatives de programmes de protection scolaire mais il faut voir que 168 pays ont adopté le Cadre d’action de Hyogo en 2005, au lendemain du tristement célèbre tsunami du 26 décembre 2004 dans l’Océan Indien.

Et puisque le Cadre d’action de Hyogo a justement pour but d’introduire la réduction des risques de catastrophe et de développer une culture de prévention dans les collectivités à  tous les niveaux, pourquoi ne pas commencer par les écoles ? Ne sont-elles pas les points de départ les mieux indiqués ? Les bénéfices que nous en tirerons seront énormes. Si nous investissons dans la sécurité des bâtiments, nous sauverons des jeunes vies. Les exercices de préparation conduits à l’école serviront en quelque sorte d’assurance-vie à l’école mais aussi à la maison. Et des leçons très simples sur la réalité des séismes, des tempêtes, des inondations ou des feux sont autant d’introductions aux domaines plus larges de la géographie, de l’économie, de la science de l’environnement, de la physique et de l’ingénierie.

La prise de conscience des risques de catastrophe ne doit pas nécessairement être une chose onéreuse. Mais même si elle pouvait revenir chère, ce coût sera toujours insignifiant à côté de la perte d’une école entière où les enfants sont ensevelis sous une coulée de boue ou écrasés sous les décombres.

Nous avons encore beaucoup à apprendre et à entreprendre dans ce domaine.


Que signifie  la Journée internationale pour la prévention des catastrophes ?

En 1989, l'Assemblée générale des Nations unies a désigné le deuxième vendredi d'octobre la Journée internationale pour la prévention des catastrophes (résolution 44/236, décembre 1989). La Journée internationale a été observée chaque année pendant la Décennie internationale pour la prévention des catastrophes naturelles, 1990-1999.

En 2001, l'Assemblée générale a décidé de maintenir l'observance de la Journée internationale pour la prévention des catastrophes (résolution 56/195, 21 décembre 2001) comme moyen de promouvoir une culture globale de la prévention des catastrophes, y compris la préparation aux catastrophes et l’atténuation de leurs effets.



Let Our Children
Teach Us!

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- French


Lessons for life
Building a culture of safety and
resilience to disasters
through schools

ActionAid

SCHOOL SAFETY - A Film on Disaster Preparedness in Schools

The film on SESIS (School Earthquake Safety Initiative, Shimla) is a portrayal of a community based approach to risk reduction through school safety. The film captures the SESIS project, wherein school safety was translated into simple processes that made school buildings safer, reduced the risk of falling hazards, and educated students, teachers, officials and parents on how to act when an earthquake strikes. A simple and small step of making schools safer is now snowballing into a community safety programme, further triggering the inclusion of community based approaches in disaster management planing. The SESIS story is still unfolding in the Himalayan region of India.


  © UN/ISDR